Si vous vous ĂȘtes dĂ©jĂ  arrĂȘtĂ© pour rĂ©flĂ©chir, il y a des espĂšces qui ont des noms trĂšs drĂŽles. Un exemple de ceci est un oiseau appartenant Ă  la famille des Rallidae: la poule d’eau.

D’oĂč venait cette espĂšce?

Cette espĂšce est mieux connue sous le nom de poule d’eau, bien que beaucoup prĂ©fĂšrent l’appeler par son nom informel: watercock. Un oiseau qui habite l’Eurasie et le continent africain. Il a Ă©tĂ© dĂ©couvert vers 1758 par Carlos Linneo, qui l’a nommĂ© dans la dixiĂšme Ă©dition de son ouvrage «Systema naturae».

poule d'eau

En 1760, l’espĂšce a Ă©tĂ© transfĂ©rĂ©e au genre Gallinula, crĂ©Ă© par le zoologiste français Mathurin Jacques Brison, un diminutif de poulet qui vient du latin. Pendant de nombreuses annĂ©es, on pensait qu’il avait une certaine relation avec la poule d’eau d’AmĂ©rique.

À quoi cela ressemble-t-il?

La vĂ©ritĂ© est que c’est un gros oiseau et qu’il est indubitable dans son environnement. Pour commencer, sa taille moyenne est 30 Ă  38 centimĂštres, avec un poids gĂ©nĂ©ralement compris entre 300 – 500 grammes.

Sa principale caractĂ©ristique est la couleur gris noirĂątre de son plumage, avec la tĂȘte et le cou beaucoup plus foncĂ©s, sauf dans la partie infĂ©rieure de la queue qui est blanche et les rayures blanches qui traversent ses flancs. Son bec est de couleur rouge, avec un bouclier facile trĂšs distinctif de la mĂȘme couleur, sauf sur la pointe, qui est jaune. Le bouclier facile a une forme arrondie en haut, tandis que les cĂŽtĂ©s sont droits et parallĂšles. Cela permet de diffĂ©rencier facilement le sĂ©baste de la poule d’AmĂ©rique, car il se rĂ©trĂ©cit lorsqu’il rencontre le bec et le sommet est droit.

watercock

Ses pattes sont longues et jaune verdĂątre, avec une tache rouge sur chaque genou. Leurs doigts sont longs et n’ont pas les lobes de la fochasy. Ils se sont Ă©galement adaptĂ©s pour se promener dans la vĂ©gĂ©tation aquatique. Quand ils sont jeunes, les tons sont plus bruns et manquent du bouclier facial.

Au total, 15 sous-espÚces ont été reconnues:

  • Gallinula chloropus barbadensis: Qui a Ă©tĂ© dĂ©couvert en 1954 et originaire de la Barbade.
  • Gallinula chloropus cachinnans: Il a Ă©tĂ© dĂ©couvert en 1915 et est une espĂšce qui s’Ă©tend du Canada au Panama. Il peut Ă©galement ĂȘtre vu aux Bermudes et aux Ăźles Galapagos.
  • Gallinula chloropus cerceris: DĂ©couvert en 1910 et rĂ©sidant dans les Grandes et Petites Antilles.
  • Gallinula chloropus chloropus: RĂ©side habituellement dans le PalĂ©arctique, et est l’espĂšce nominale, qui s’Ă©tend de la pĂ©ninsule ibĂ©rique au sud de la Chine.
  • Gallinula chloropus galeata: DĂ©couvert en 1818, vit en Argentine, au BrĂ©sil, en Uruguay et en Bolivie.
  • Gallinula chloropus garmani: Il a Ă©tĂ© dĂ©couvert en 1876 et vit dans les hautes montagnes du Chili et de l’Argentine, il y avait aussi quelques spĂ©cimens au PĂ©rou.
  • Gallinula chloropus guami: Il a Ă©tĂ© dĂ©couvert en 1917, mais il n’y a pas beaucoup d’informations sur son habitat.
  • Gallinula chloropus meridionalis: Vit dans les rĂ©gions mĂ©ridiennes d’Europe et a Ă©tĂ© dĂ©couvert en 1831.
  • Gallinula chloropus orientalis: La variĂ©tĂ© orientale de cette espĂšce qui vit dans la rĂ©gion asiatique et a Ă©tĂ© dĂ©couverte en 1821.
  • Gallinula chloropus pauilla: Vit dans les basses terres du Chili, de la Colombie et est plus petit que l’espĂšce nominale. Elle a Ă©tĂ© dĂ©couverte en 1915.
  • Gallinula chloropus pyrrhorrhoa: Il a Ă©tĂ© dĂ©couvert en 1861 mais il n’y a pas beaucoup de donnĂ©es sur son habitat. Vit trĂšs probablement aux États-Unis.
  • Gallinula chloropus sandvicensis: Vit Ă  HawaĂŻ et a Ă©tĂ© dĂ©couvert en 1877.

Que sait-on d’autre sur cette espĂšce?

Il habite et se reproduit gĂ©nĂ©ralement dans des environnements de marais et de longues riviĂšres, avec une vĂ©gĂ©tation abondante dans la rĂ©gion de l’Eurasie et de l’Afrique. Les populations d’art, oĂč l’eau gĂšle, migrent souvent vers des climats tempĂ©rĂ©s. MalgrĂ© le fait qu’ils ont perdu une grande partie de leur habitat, l’espĂšce est assez commune et largement distribuĂ©e, c’est pourquoi elle n’est pas encore considĂ©rĂ©e comme menacĂ©e.

Il se nourrit d’une grande variĂ©tĂ© de lĂ©gumes et de petits animaux aquatiques, cherchant de la nourriture autour et Ă  l’intĂ©rieur de l’eau, se promenant dans les nĂ©nuphars et autres vĂ©gĂ©taux flottants. Pendant qu’ils nagent, ils plongent la moitiĂ© de leur corps pour attraper la nourriture. Ils sont assez effrayants, mais dans certaines rĂ©gions, ils se sont rĂ©vĂ©lĂ©s assez fiables.

C’est durant la saison de reproduction qu’ils deviennent assez territoriaux, nichant au sol au bord de l’eau, dans des zones de vĂ©gĂ©tation dense. La ponte commence au printemps, entre mars et mai, et la femelle dĂ©pose quatre Ă  huit Ɠufs. L’incubation dure environ trois semaines. Les deux parents sont responsables de l’incubation, ainsi que de l’alimentation des poussins Ă  leur naissance. Il faut environ deux mois pour que les poussins deviennent un peu indĂ©pendants pour commencer Ă  vivre dans leur propre nid. Une fois que le couple quitte le nid, il peut ĂȘtre rĂ©utilisĂ© par une autre femelle de la mĂȘme espĂšce.